
A l'inverse de l'électricité, l'eau est un produit local car difficile à transporter d'un point à un autre. Celle que nous consommons est donc produite au plus près de chez nous, ce qui explique, dans un département comme le nôtre à l'habitat très dispersé, le nombre important de captages, de réservoirs, de longueur de canalisations malgré le faible nombre d'abonnés desservis et la disparité des prix.
Son origine (nappes phréatiques ou rivières), la distance à laquelle l'eau est captée, les traitements plus ou moins complexes qui sont nécessaires pour la rendre potable, les conditions dans lesquelles s'effectue sa distribution, mais aussi la collecte et la dépollution des eaux usées pour les rejeter sans risque dans la nature sont autant de facteurs qui expliquent les difficultés rencontrées dans la gestion des réseaux d'eau, lesquels doivent, pour répondre aux besoins de la population et aux exigences du développement durable, être entretenus.
Détection de fuites et réparation, entretien des réseaux d'eaux usées et d'eau potable, pose et changement de compteurs, test de pression, réalisation de branchement des installations privées, désinfection et nettoyage des réservoirs, mise à jour des plans de réseaux sont autant de travaux confiés à nos équipes, soutien technique des communes sous régie autonome, et dont le montant, pour l'année 2011, s'est élevés à 984 382 €.
L'urbanisation, les activités économiques et agricoles, les fuites dans les réseaux engendrent des tensions sur la ressource en eau en période d'étiage, durement ressentie dans notre département au cours de l'année 2011 particulièrement peu arrosée.
Trouver des solutions sur le moyen terme passe par la réalisation de mesures de débits et la surveillance de la consommation, mais aussi par la protection des captages, tandis que l'installation de compteurs généraux s'avère très efficace, ce type d'équipement étant indipensable à une bonne gestion de la ressource en eau.
Les interventions confiées à nos équipes ont également concerné des réparations de fuites par détecteur acoustique ou gaz traceur, des réfections de réseaux, des extensions et branchements ainsi que l'aménagement de réservoirs et, face aux problèmes bactériologiques rencontrés dans certaines communes, l'installation de dispositifs de traitement et de désinfection d'eau par rayonnements ultraviolets ou chlore.

Ce sont 67 communes et une communauté de communes qui adhèrent à ce service "à la carte" créé tout spécialement pour contrôler les réseaux de distribution d'eau potable, sécuriser l'approvisionnement en eau, solutionner les problèmes de désinfection et nettoyage des réservoirs et canalisations et supprimer ainsi les causes d'altération de la qualité bactériologique de l'eau.
Les collectivités ayant souscrit ce type de contrat bénéficient ainsi du savoir-faire et de la spécialisation de nos techniciens mais aussi de notre expérience dont l'efficience est accrue grâce à une bonne connaissance des réseaux.
Nos agents assurent également la formation et le conseil des employés communaux durant les visites de contrôle des réseaux.
Pour ces collectivités, nous disposons de plans des réseaux sous format papier, mis à jour par nos soins depuis une dizaine d'années.
Dans le souci de valoriser au mieux ces données, il a été décidé de les informatiser et c'est ainsi que depuis 2009, les réseaux humides de 25 communes ont été entièrement numérisés sous format SIG tandis que 45 communes sont en cours de numérisation par un technicien formé pour la mise à jour de ces plans.
Ce sont plus de 700 interventions qui ont été réalisées par cet équipement au cours de l'année 2011, se répartissant en 58 vidanges de stations d'épuration et de 336 fosses septiques, y compris bacs à graisse, ainsi que le nettoyage de plus de 56 postes de relevage et le curage de 231 ouvrages (canalisations, puits, buses, égoûts).
Le nombre de stations d'épuration qui acceptent les déchets de l'assainissement augmente progressivement. Il reste néanmoins quelques secteurs du département pour lesquels nous ne disposons pas de solution de proximité.
Il est donc nécessaire que l'ensemble des stations prévues dans le schéma départemental des déchets issus de l'assainissement s'équipent au plus tôt.
Les travaux réalisés en 2011 ont concerné l’entretien du matériel électromécanique de 11 stations d’épuration chacune équipée de 2 à 10 moteurs.
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En conclusion, l'eau est un problème souvent mal compris et mal géré ; la spécificité lozérienne rendant la tâche très complexe, son réseau ne comptant pas moins de 1 000 captages, 300 réservoirs tandis que certaines adductions d'eau desservent moins de cinq abonnés au kilomètre.
Le domaine de l'eau requiert une expérience, des compétences techniques et des équipements spécifiques qui, à travers notre organisation, sont mis au service des communes pour lesquelles la distribution de l'eau et le traitement des eaux usées restent une préoccupation majeure.