vue aérienne du site de Rédoundel
Chargé par le conseil général de la gestion du plan départemental d'élimination des déchets, le SDEE assure en régie, avec le même service sur tout le territoire et péréquation des coûts, le transport, le traitement et le stockage des déchets ménagers de l'ensemble du département ainsi que de deux communautés de communes limitrophes : Séverac le Château et Cayres-Pradelles, portant le nombre d'usagers desservis à 112 534 habitants.
Le centre de traitement a accueilli, au cours de l'année écouléee, 24 459 tonnes d'ordures ménagères résiduelles, soit une diminution de 2,4 % par rapport à 2010.
Elles sont assurées en apport volontaire pour les communes rurales et en porte à porte ou points de regroupement pour les communes de plus de 2 000 habitants où la fréquence de collecte est insuffisante pour remplacer, chaque semaine, une tournée d'ordures ménagères résiduelles par une tournée réservée aux emballages légers.
Le SDEE a contractualisé avec O-I Manufacturing France pour la collecte et la reprise du verre sur le département. Dans le cadre de ce contrat, une participation de 3,10 € par tonne collectée et triée est versée au comité départemental de la Ligue contre le Cancer, représentant une somme de 7 691 € en 2011.
Fin 2011, l'ensemble du département est équipé et ce sont près de 770 colonnes qui sont à la dispositions des usagers pour 2 481 tonnes de verre collectées.
Le SDEE installe de nouveaux conteneurs sur les communes souhaitant compléter leur équipement ou remplacer des colonnes hors d'usage.
Fin 2011, on recense 500 colonnes mises à la disposition des usagers, ayant permis le tri de 1 923 tonnes de papier.

Comme pour le verre et le papier, 620 colonnes sont à la disposition des usagers pour les communes équipées en apport volontaire.
Les performances 2011, qui s'élèvent tous matériaux confondus à 1 649 tonnes, sont en progression de près de 5 % par rapport à 2010.
Notre effort doit se poursuivre sur l'optimisation du geste du tri en renouvelant les campagnes d'information et de sensibilisation qui ont, en 2011, concerné plus de 1 700 personnes. Pour ce faire, le Journal du Tri, bulletin semestriel, permet d'annoncer les performances de collecte, d'évoquer l'actualité du tri et le devenir des matériaux.
Courant novembre, le SDEE a participé à la semaine européenne de réduction des déchets au cours de laquelle nous nous sommes attachés à sensibiliser les habitants consommateurs au changement de leur comportement à travers de nombreuses initiatives.
Afin de susciter l'engagement de tous, le SDEE s'est mobilisé pour l'organisation de visites de l'usine de traitement de Rédoundel, l'animation d'ateliers pédagogiques, la visite guidée de rayons de supermarchés pour mieux consommer (produits moins emballés, produits locaux ...). Ces actions pour réduire nos déchets furent l'occasion de convaincre les citoyens que l'augmentation du poids de nos poubelles, qui en augmente le coût de traitement, n'est pas inéluctable.

Le SDEE a conduit cette opération d'intégration dans le but de faciliter l'utilisation des points tri par les usagers et les collecteurs et participer ainsi à l'amélioration générale des performances.
Courant 2011, ont été réalisés 3 points recyclage, portant le nombre de ceux-ci à 287 sur 139 communes.
Destinée aux particuliers en auto-médication pour leurs déchets de soins piquants (aiguilles, lancettes ou seringues), le SDEE a mis à disposition, depuis fin 2005, des boites sécurisées distirbuées par les pharmacies et les propharmacies.
Avec 44 points de collecte en Lozère, les personnes se prodiguant elles-mêmes des soins avec du matériel piquant sont en mesure d'orienter ces déchets à risque vers une filière appropriée.
Ce sont au total 1 458 (+ 9 %) boites jaunes "déchets à risques infectieux" qui ont été collectée et traitées en 2011, pour un coût HT de 9 479 €.
Sur les 24 459 tonnes d'ordures ménagères traitées en 2011 sur le centre de Rédoundel, 18 325 (75 %) ont transité par un centre de transfert :
Quant aux déchèteries, l'ensemble des 24 prévues par le Plan sont opérationnelles fin 2011, permettant de desservir la totalité de la population du département, tandis que les quantités récupérées en 2011 représentent :
Les DEEE regroupent tous les appareils électriques reliés au secteur par des prises de courant ou alimentés par des piles ou des batteries. La collecte des DEEE en déchèteries a démarré en octobre 2007 avec un équipement progressif de l'ensemble des 24 déchèteries du département. Celles-ci disposent de caisses palettes métalliques pour le tri des écrans et des petits appareils en mélange, le gros électroménager étant quant à lui stocké en vrac.
Les résultats enregistrés après quatre ans de mise en route sont excellents puisqu'ils atteignent 706 tonnes, soit 9,2 kg par habitant. L'objectif initial fixé par la directive européenne de collecter 4 kg par habitant et par an est donc d'ores et déjà largement dépassé.
Les projets de révision évoquent des objectifs de 9 kg/hab/an en 2013 et 12 kg/hab/an en 2016. Au niveau national, la France a anticipé la future directive DEEE avec un objectif de 10 kg/hab/an d'ici 2014 qui semble être en accord avec les objectifs européens.
Il convient de rappeler que ce nouveau geste de tri répond à un triple objectif :

Afin de concrétiser la collecte des textiles sur le département, un partenariat s'est créé entre le SDEE et le Relais. Cette entreprise d'insertion sociale, filiale de la Communauté Emmaüs, est devenue le premier acteur français de la collecte, du tri et de la valorisation de textiles de seconde main avec 1 100 emplois en France, 150 en Afrique et 45 000 tonnes de textiles traitées par an.
Ce dispositif, mis en place en 2008 sur le département par apport volontaire grâce à 58 conteneurs soit en moyenne 2 par canton, a permis en 2011 de collecter 193 tonnes de textiles tout en maintenant voire en développant l'activité des associations oeuvrant déjà sur le département (Emmaüs, Secours Catholique, Croix Rouge ...). Celles-ci peuvent en outre utiliser la filière du Relais pour l'ensemble des "déchets" issus de leur activité de récupération de textiles (76 tonnes en 2011).
Ce sont ainsi 269 tonnes au total qui ont été détournées des installations de traitement des ordures ménagères.